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Biais de conditionnement social

 

Le biais de double contrainte (Bateson) combine relation d’autorité ou de dépendance, messages contradictoires et impossibilité de nommer le paradoxe. Ce silence imposé rend la situation toxique. Il a été théorisé que la double contrainte peut conduire à des attachements désorganisés ou à la schizophrénie, notamment.

Par exemple : la présence de mes parents m’apporte de l’attention et de l’amour nécessaire à mon développement d’enfant. Mais je reçois des jugements et de humiliations régulièrement de leur part: alors l’amour est dangereux et ce danger va planer toute ma vie sur mes relations, qui sans thérapie auront tendance à reproduire la même toxicité que celle vécue dans mon enfance.

Ou l’injonction d’un partenaire à un autre : « tu dois me faire des câlins plus souvent et de manière plus spontanée »

La spécificité de la double contrainte en ce cas est que le receveur est en faute quelle que soit la réponse qu’il apporte.

S’il fait un câlin pour répondre à la demande ce n’est pas spontané, s’il joue la carte de la spontanéité mais que la fréquence n’est pas suffisante, il sera mis en cause de ne pas en faire suffisamment.

Les messages dits "contraignants", outre leur caractère pressurisant et conditionnant, peuvent mener à une double contrainte, s’ils se contredisent mutuellement, mais aussi si les stratégies qu’ils impliquent ne permettent pas de remplir nos besoins fondamentaux (voir mon article sur l'intelligence relationnelle).

Messages contraignants (injonctions selon l'Analyse Transactionnelle):

"Sois fort"

"Fais plaisir"

"Dépêche-toi"

"Sois parfait"

"Fais des efforts"

"Débrouille-toi"

"Endure"

Messages marentaux/parentaux

"Pars!"

"Reste!"

"Mérite!"

"Occupe-toi de nous!"

"Ne déçois pas"

"Rends-nous fiers"

..

associés aux injonctions sociétales qui en découlent:

"Agis, fais quelque chose"

"Sois meilleur"

"Réussis"

"Gagne de l'argent"

"Fais des enfants"

"Sois belle"

"Travaille"

"Consomme"

"Conforme-toi"

"Tais-toi"

"Sois jeune"

"Bats-toi"

"Sois en bonne santé "

"Soumets-toi"

"Survis"

...

Selon des recherches en psychologie sociale, seuls 15 % des enfants s'opposeraient de manière substantielle aux opinions de leurs parents.


 

Biais de consentement

Le consentement est un sujet philosophique et politique. Il peut être ainsi associé aux notions de démocratie et de gouvernance partagée (prises de décisions au consentement plutôt qu'à la majorité).

Bien que la notion date de l'antiquité et ait été abordée au fil de l'histoire vis-à vis du mariage, de la médecine ou de la politique, le terme prend son essor réellement dans le débat public depuis quelques années seulement, porté par les problématiques sexuelles en particulier. Il se définit comme la reconnaissance et le respect de l'intégrité physique et morale de soi et des autres. Il peut-être implicite, explicite, conditionnel, verbal, non verbal, et son caractère libre et éclairé est dorénavant inscrit dans certains textes de loi.

Il est souvent utilisé dans les relations interpersonnelles, et bien sûr les relations affectives et intimes, ce dont il est essentiellement question dans ce paragraphe. Ses biais sont nombreux, les avoir en tête permet de déjouer de nombreuses situations d'incompréhensions, de regrets voire d'abus.

Ainsi:

 

Les états qui nuisent à l'acuité du consentement et nécessaires de connaître sont en premier lieu: la fatigue, le manque de clarté, la confusion, les infos manquantes ou biaisées, voire fausses et surtout les états modifiés de conscience liés à la consommation de certaines substances, à des transes légères et profondes, dans le cadre de certaines pratiques ou à des émotions et désirs intenses (y compris l'euphorie). Dans ce cas : éviter de prendre des décisions engageantes que vous pourriez regretter par la suite ou qui pourraient porter atteinte à votre sécurité.

 

C’est le cas aussi pour l’état de sidération (paralysie, absence de réaction, figement…), parfois invisible, qui est une réponse involontaire du système nerveux dans des situations qui ravivent des traumas. La capacité à raisonner est particulièrement amoindrie et nécessite une absence d’interactions ou de décisions, ainsi qu’une prise en charge adaptée.

Un état de passivité et d'assertivité réduite (incapacité à exprimer ses besoins, ses émotions et de faire des demandes claires) peuvent en être des signaux à ne surtout pas ignorer.

Pas très loin se situe le biais de première fois, ou effet de surprise: face à une situation imprévue, non-anticipée, jamais vécue, qui me prend au dépourvu, je peux me retrouver dans un état de désarroi, voire de confusion et ne sais pas comment réagir sur le moment, surtout si tout va très vite.

Certaines questions peuvent ainsi parfois surprendre, et générer cet effet de surprise, si elles sont reçues de manière intrusive, prématurée, gênante, suscitant des sentiments contradictoires, d'autant plus si ce sont des questions dites "fermées", insistantes, appelant à des réponses binaires pouvant engendrer un dilemme ou l'obligation d'un choix.

L'hypersollicitation, qui peut affaiblir les défenses des personnalités fragiles mais pas que, peut se manifester dans certains contextes par un sentiment de harcèlement psychologique ou sexuel.

C'est aussi là que le biais originel peut opérer : la pression de l'urgence.

Lorsque je suis dans un état d’urgence, ou que je suis contraint.e par le temps, la rapidité ou des pressions externes explicites ou subtiles pour me décider, je n’ai pas toutes mes ressources pour exercer mon discernement, et je risque alors de faire un mauvais choix, alors que du temps et des réponses nuancées seraient nécessaires.

Le fait de le visibiliser peut remettre de la lenteur dans le processus, surtout s’il implique des besoins contradictoires.

Ce biais active et renforce potentiellement la plupart de ceux qui suivent.

C’est le cas du biais de conformité, lié notamment au besoin d’appartenance, si je ne fais pas comme tout le monde, je risque d’être jugé.e, voire exclu.e.

Un cas typique est de devoir dire oui ou non sous pression à une question qui implique un groupe, quand tout le monde me regarde et attend. L'effet de foule, ou de "contagion mentale" peut d'ailleurs pousser l'individu, parfois désindividualisé par la masse, à commettre des actes qu'il ne ferait pas seul, galvanisé par l'euphorie, ou même la violence (phénomènes de lynchages collectifs).

Les biais de pouvoir peuvent à ce moment là aussi intervenir. Comme le biais d’autorité : face à une personne qui dispose d’autorité, d'un statut ou d’une certaine aura, je peux être impressionné, me sentir jugé.e, je peux potentiellement être exclu.e, mais aussi influencé.e par sa vision des choses, son expérience, son charisme, son âge. Je peux aussi décider de me conformer pour éviter de m’opposer et chercher la sécurité. Ce biais est très fréquent dans les sociétés organisées de manière pyramidale, où l'asymétrie, la non-équivalence, et la soumission sont transmises et enseignées aux enfants dès le plus jeune âge.

Il se traduit ainsi par le bais de gentillesse ou de « people pleasing ». Je dis oui pour faire plaisir, être poli ou ne pas blesser. Dans les cas extrêmes, je renonce complètement à mon libre-arbitre et mon éthique personnelle (La Boétie, Milgram...).

Je peux aussi adopter les idées d’un groupe et me faire influencer, simplement parce qu’elles sont majoritaires ( biais de majorité = vérité). Peut-être associé au biais de l'avare cognitif, qui fait préférer les solutions les plus simples à celles où il faut trop réfléchir.

Le biais de mimétisme fait que je peux aussi faire les choses parce que tout le monde le fait. (en particulier mes amis, mes partenaires, des gens que j’admire, mon groupe affinitaire, etc..)

Il est proche du biais de désirabilité sociale : je veux paraître cool, avancé, courageux, moderne, bien dans ma peau, précurseur, éveillé, rester conforme à une image que je pense donner, etc... Surtout si un attrait romantique ou amical est présent en toile de fond ou qu’il y a des enjeux de séduction, ou de sécurité financière.

D’une manière générale, j’ai besoin de reconnaissance et mes actions sont souvent liés à cette recherche.

L’effet halo, qui est l’attirance pour la beauté va aussi plus facilement me faire dire “oui” à une personne en accord avec les standards de beauté, pour les même raisons de désirabilité sociale. Être entouré de belles personnes peut ainsi être associé au pouvoir, à la réussite, au bien-être, à la prospérité, au confort, à l'attrait, au pouvoir de séduction, cela peut me redonner en confiance en moi...

Ces  biais sont au passage très étudiés et exploités dans le monde du marketing et de la publicité pour réduire le citoyen à une fonction de consommation et le pousser à l'achat compulsif et rituel.

Autre biais : les habitudes personnelles et collectives, les traditions, les us et coutumes, la culture, les injonctions sociétales peuvent exercer une pression sur mes choix. Aussi, une société à tendance autoritaire n'enseigne pas à demander, ni à recevoir un "non". Elle inculque au contraire l'idée que la meilleure façon de parvenir à ses fins est d'imposer ses décisions.

La question des oppressions systémiques (Mindel), qui met en exergue les privilèges et handicaps sociaux n’est alors pas très loin. Elles peuvent aussi influencer insidieusement mes interactions et les visibiliser me permet d'éviter les biais de pouvoir qui y sont associés.

Exemples, au hasard :

Je suis à l’aise/ je prends facilement la parole.

Je suis connecté à mes émotions et mes besoins.

Je suis en bonne santé.

Je suis stressé, j’ai des peurs.

J’ai de l’anxiété sociale, des traumas.

J’ai eu une éducation qui m’a donné confiance en moi.

Je suis en état de handicap.

Mon genre, mes origines, mon orientation sexuelle ont suscité des discriminations.

Je n'ai pas de diplômes.

Je suis célibataire, ou parent solo.

J'ai une santé fragile.

J'ai des troubles psy.

Je suis à l'aise financièrement.

Je dispose d'un statut ou d'une position d'autorité.

...

D'une manière générale, les discriminations diverses qu'un individu peut subir engendrent des difficultés dans sa capacité à prendre sa place ou à être reconnu socialement.

Ou à l'inverse, l'individu qui a eu beaucoup de chance ou de privilèges dans sa vie, peut avoir tendance à ne pas voir qu'il utilise ses facultés pour prendre des décisions sans prendre en compte les personnes plus fébriles et moins affirmées, et on l'a vu, peuvent souvent le justifier par des considérations en rapport avec la notion de mérite.

Pour contrer certaines discriminations, différentes politiques, à l'échelle collective, peuvent être mises en place: éducation, discrimination positive, campagnes de sensibilisation, etc.. Même s'il est à penser que c'est le système politique tout entier, pour ne pas dire la culture, qui doit revoir le rapport qu'elle entretient à l'humanité et même au vivant, la discrimination animale étant malheureusement elle aussi peu abordée.

Attention: une oppression de second degré peut émerger dans certains milieux et être toute aussi difficile à identifier, celle qui consiste à inverser le privilège, en utilisant les même ressorts que les oppresseurs pour se faire justice. On touche les notions de dette émotionnelle, ou de vengeance sociale liés à un syndrome victimaire non résolu.

D'ailleurs, un autre biais fréquent est celui dit de «  réciprocité » (valable aussi dans des interactions apparemment positives) : je dois rendre ce qu’on m’a donné. Ce biais peut-être une double peine. J’accepte une demande pour faire plaisir, puis je me sens redevable de faire la même chose en retour.

La rareté et la peur de rater quelque chose (fomo, fear of missing out), nous font parfois nous faire violence dans certaines situations :

 

La rareté parce que je dis oui, n'étant pas sûr que l’opportunité se représentera.

La peur de rater quelque chose, car j’imagine que c’est quand même génial et ce serait dommage de ne pas le faire..

Dans la même veine, la profusion du choix, spécifique de notre société de consommation, aurait tendance à biaiser nos décisions en matière affective. "Trop de choix tue le choix", "La quantité tue la qualité". Associée au sentiment d'urgence ( je dois trouver, vite), notamment, mais pas que (pertes de repères aussi), ces biais conduisent à de nombreuses fausses routes et leurs corollaires de déceptions, séparations, ruptures douloureuses, familles recomposées ou mono-parentales. Un phénomène qui peut mener à l'inverse au célibat chronique.

Le biais d'engagement est lui aussi assez usuel. Une fois engagé, plus possible de revenir en arrière, ou de changer d’avis. Je dois rester cohérent ou encore une fois ne pas faire de vagues ou décevoir. Si j’ai dit oui une fois, plus difficile de dire non par la suite.

Il y a la rentabilité, aussi : si je me suis investi en temps, en argent en énergie cela pourrait-être idiot d’abandonner sans être allé jusqu'au bout...

 

Peut-être qu’à l’origine d’ailleurs, le biais d’optimisme, comme son nom l’indique me faisait imaginer que les choses allaient bien se passer. Alors que pas nécessairement. Ce jugement trompeur est lié au biais d’impact, qui désigne notre difficulté à prédire avec justesse nos réactions émotionnelles face à des événements à venir.

Il y a aussi le biais de spontanéité:  il est supposé ici que mettre des mots et faire des demandes "tout le temps" peut briser la spontanéité et la beauté du moment.

Cela peut conduire au biais de l'instant présent, ou de projection positive, qui consiste à « se lâcher », vivre l’instant, parce que c’est la vie, qu’on est bien sur le moment, sans trop réfléchir, puis le regretter par la suite. Discours très présent dans certains milieux, et qui peuvent être manipulateurs.

Nous pourrions, en ce sens, placer le désir intense, voire la pulsion, s’il ne sont ni gérés ni explorés, comme des facteurs d’altération importants de la conscience, et donc du consentement.

Deep Consent (consentement avancé)

Il est ainsi à préciser que l’apprentissage du consentement, ne consiste pas, comme cela est souvent transmis dans certains espaces hédonistes ou ateliers axés sur le court-terme avec en toile de fond la recherche d'intensité et de plaisir (je fais référence aux mouvements dit "sex-positif" ou néo-tantra par exemple), à simplement à apprendre à dire oui ou non sans se justifier, à faire des demandes respectueuses, ou poser des limites sur le moment, chrono en main.

Le consentement est aussi, outre une bonne connaissance de ses biais inhérents, l’art de faire dialoguer ses parts intérieures, qui souvent peuvent être contradictoires, et mettre en exergue ses aspirations profondes autant que ses désirs et envies de l’instant. Il s’agit aussi de préserver et nourrir le lien si cela est possible. La non-justification, si elle est importante, dans la mesure ou je suis souverain.e de moi-même, et que le respect de mes limites n’a pas à être négocié, notamment en situation d'urgence, d'intimité ou de danger possible, peut devenir une oppression si elle est utilisée de manière systématique pour cacher des mécanismes discriminatoires, une logique de non-compromis ou mes véritables intentions, surtout sur des sujets qui peuvent impacter la communauté et le lien social. La pédagogie, la transmission, le dialogue, permettent le développement de la confiance et l’exercice d’un consentement éclairé ainsi que le soutien à la démocratie et la non-violence au sein de nos groupes. Ainsi, la non-justification ne saurait justifier les prises pouvoir, y compris via les violences passives que sont les traitements silencieux et le ghosting.

Il faut donc distinguer le consentement de court-terme ou superficiel (je consens à manger une boîte de chocolats parce que j'en ai trop envie là tout de suite), du consentement profond ou avancé (deep consent) qui nécessite souvent du temps, de la communication, de la réflexion, souvent de la thérapie, avant d’apprendre à mener sa vie en conscience (quel est le type de régime auquel j'aspire en fait et comment je fais pour y arriver sans céder à mes pulsions ou mes peurs?).

La communication authentique, la philosophie, l’art, les voies spirituelles sont autant de chemins qui nous permettront de retrouver nos intégrités individuelles et collectives.

En attendant, il existe des outils concrets pour réapprendre ensemble à mettre de la clarté et de la bienveillance lors de nos échanges :

Bien sûr la CNV, la communication consciente ou vivante, pour apprendre à faire des demandes claires et dialoguer sereinement à partir de sa vulnérabilité.

 

Le langage non-verbal, qui se manifeste généralement spontanément, mais peut aussi faire l'objet de réapprentissages, de codes et de conventions. 
 

Nous avons aussi l’acronyme RÈGLES, développés par des spécialistes (CONSENT, ou FRIES en anglais), pour nous souvenir de la nature du consentement :

R: Révocable

Je peux le retirer à tout moment, sans justifications. 

Je respecte mes limites, un "oui" n'est jamais définitif et peut-être revu à tout moment.

Si je le souhaite, je peux donner des explications quand cela me convient, si j'estime cela pertinent de le faire.

E: Enthousiaste

Le consentement doit venir d’un désir sincère et non d’une obligation. La vérification de l'enthousiasme de la personne qui dit oui permet de déjouer les biais de consentement. Bien sûr, le niveau d'enthousiasme peut varier et il est possible de dire oui sans nécessairement sauter à chaque fois au plafond, mais la joie et l'envie restent souvent des bons indicateurs d'alignement profond.

G: Gagnant-Gagnant

Il s'agit d'un accord commun, fondé sur l'équivalence, ou chaque partie en tire un gain de manière consciente.

L: Libre

Un consentement donné sous contrainte, pression, chantage ou peur n’est pas un consentement. La liberté de choisir sans influence extérieure, quelle qu’elle soit, est un critère essentiel pour garantir des relations respectueuses et non abusives.

E: Éclairé

La personne qui consent doit être en pleine possession de ses moyens. Si elle est sous l’effet de substances (alcool, drogues, médicaments), endormie ou inconsciente, en état de fragilité émotionnelle ou de sidération, elle n’est pas en capacité de donner son accord éclairé. Dans ce cas, toute interaction, notamment sexuelle, peut devenir une violence.

S: Spécifique

Le consentement est spécifique à un acte précis. Que ce soit pour une interaction verbale, émotionnelle, physique, cela ne signifie pas un accord pour tout. Il est essentiel de vérifier l’envie et le consentement pour chaque étape ou acte envisagé, notamment sexuel.

et une méthode pour les relations impliquantes:

RELIS (RBDSM en anglais) pour des questions à se poser avant de démarrer une interaction possiblement impliquante.

Relations : Suis-je déjà en relation avec d’autres personnes ? Si oui de quel type ?

Envies : De quoi ai-je envie maintenant ?

Limites : Quelles sont mes limites à mes interactions avec toi et/ou d’une manière générale

Implications : Que notre interaction signifie-t-elle ? Qu’attendons-nous ? Quelles suites ?

Santé : Comment allons-nous ? Que souhaitons nous partager et que nous estimerions important de savoir?

Nous avons parlé de philosophie et spiritualité?

C'est le moment de les aborder:

6. Les biais spirituels et de dualisme

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