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Lexique des (nouveaux) modes relationnels
et comportementaux


*Monogamie* : relation exclusive.

*Polygamie*: une personne qui a l’exclusivité de plusieurs. Polyandrie = 1 femme/plusieurs hommes. Polygynie = 1 homme/plusieurs femmes.

*Polyamorie*, *amours pluriels* : plusieurs relations simultanées avec engagements. En hiérarchie (avec relations primaires et secondaires) ou anarchie relationnelle (sans).
Des chiffres entre 4 et 12% de polyamoureux circulent selon les études et les pays.

Certaines configurations dans lesquelles des biais de pouvoir sont présents peuvent présenter des similarités avec des formes de polygamie. (comme la "relations en V", une personne pour deux, qui ne sont pas en relation entre elles)

* Polysaturation*: un personne atteint son maximum de partenaires.


*Polyagonie*: lorsque l’expérience du polyamour tourne mal.

*Relations ouvertes*: relations engagées ouvertes à d’autres rencontres non engagées, essentiellement sexuelles. Certain.es pratiquent la *loi du silence*, qui consiste à ne rien dire de ses aventures extérieures.

*Libertinage* : relations sexuelles sans engagements, qui peuvent être pratiquées dans des contextes collectifs (clubs libertins, soirées privées, évènements sexpos..).

 

*Polyamour solo*: relations affectives sans engagement, appelé autrement * lutinage *. Proche du *situationship*.


*Situationship* : ce terme hybride entre “situation” et “relationship” désigne une relation sans étiquette, c’est à dire entre l’amour, le sexe et l’amitié, généralement sans engagements. On retrouve dans ce type de liens, les *(s)explorations*, les *sexfriends* , les *amimoureux* , les *amitiés avec avantages*, *amitiés ++* , *amants*, *amants tantriques* ou autres *plans cul* réguliers.. Ce type de relations s'inscrit aujourd'hui dans la

*hook up culture*, encouragée par la société de consommation et les applications de rencontres, qui promeut la déconstruction des modèles relationnels classiques, la liberté sexuelle, et le plaisir sans attachement. Très en vogue chez les jeunes et les milieux progressistes.

 

*Hypergamie*: fait d'avoir un conjoint au statut social plus élevé. Selon certains travaux l'homme rechercherait en priorité la beauté et la santé chez la femme, qui elle donnerait de l'importance au statut, à la réussite professionnelle et l'ambition chez leur partenaire, des tendances issues de l'évolution biologique, et pondérés par la culture, les valeurs et goûts personnels. Un phénomène qui rejoint celui du *Male Casting*.

 

*Male casting*: catégorisation des potentiels partenaires en fonction de stéréotypes féminins ou masculins marqués, exemple célèbre d’une tiktokeuse américaine: " je cherche un mec qui bosse dans la finance (*man in finance*, famille friquée, 1,95 mètres, yeux bleus.". Son pendant féminin est la femme au foyer (*tradwive*).
 

*Traitement de princesse*: mouvement féminin qui consiste à attendre de son partenaire qu'il la traite comme une princesse et qu 'il lui soit dévoué corps et âme selon des règles de galanterie extrême remises au goût du jour.


*Single shaming*: culpabilisation des personnes en état de célibat.

*Licorne*: femme disponible pour un couple. Perçue comme aussi rare que l’animal qui la symbolise.

*Bad boy* : archétype du mauvais garçon attirant, très représenté dans la culture occidentale.


*Niceguy*: le gentil garçon, parfois de manière excessive (voir people pleasing), moins séduisant que le bad boy ou que le gendre idéal, qui est lui ni trop bon ni mauvais.


*Gendre idéal*: l'homme bon à marier.


*Syndrome de l’infirmière*: la sauveuse du bad boy.

*Bad beach*:  archétype de la mauvaise fille. On parle aussi aujourd'hui de "dark feminine energy", dans son versant new age tik tok, censé être plus séduisant.

*Love escalator*: chemin tout tracé dans une relation, du premier baiser jusqu’à la fondation d’une famille, en passant par le mariage.

*Déconstruction*: des normes patriarcales et oppressives liées aux relations, selon la perspective féministe principalement.

*Friendzone*: case amitié alors qu’il était espéré plus.

*Green flags/red flags* : signaux positifs ou négatifs pour la suite d’une relation.

*False flags*: signes positifs trompeurs. Très présents dans les phases de séduction et d'idéalisation. D'un point de vue spirituel, voir des "signes" là où il n'y en a pas.


*Philophobie* : peur de tomber amoureux.es.

*Gamophobie* : peur du mariage et de l’engagement.

*Célicouple*: être en couple en habitant dans des logements séparés. 2 millions de français le pratiqueraient. En outre, selon certaines données, 10 % des couples feraient *chambre à part* en France, 30% aux États-Unis.

*Type d’attachements (selon Bowlby)* : anxieux, évitant, désorganisé ou sécure. Grande référence en psychologie.

*Relation toxique* : l'expression, devenue à la mode ces dernières années, désigne toute relation dans laquelle sont établis du stress ou des violences répétées, qu'elles soient physiques, morales ou psychiques, et atteintes au consentement notamment. La difficulté à détecter et sortir de telles relations peut être élevée, tant les paramètres qui les constituent sont complexes, impliquant souvent de la dépendance. (voir *trauma bonding* plus bas)

 

Les communications médiocres, les relations incompatibles, c'est à dire conflictogènes, et les individus à attachement insécure, allant jusqu'au trouble de la personnalité narcissique, au sadisme, au machiavélisme et à la psychopatie ( "carré noir" de la personnalité, se manifestant notamment par un déficit d'empathie), sont très représentées dans ce type de relations. Les personnalités à tendance narcissique peuvent se présenter dans leur version masculine dite "grandiose" (arrogance, pouvoir, domination) ou  féminine dite "vulnérable" (hypersensibilité émotionnelle, insécurité profonde, sentiment d'injustice chronique), qui peuvent, sans même aller jusqu'aux violences physiques, psychologiques ou sexuelles, se manifester en grande partie par des comportements listés dans ce lexique, à commencer par les" situationship", les "relations yoyo", les "traumas bondage", les "roller coaster" émotionnels (montagne russes), dans lesquels la séduction, les jeux de pouvoir et de dépendance, les intérêts personnels, l'humiliation, la violence communicationnelle et les non-dits ont pris le pas sur la confiance, la sincérité et la transparence. Alors que les profils "antisociaux" ont peu d'amis, les narcissiques "sociaux" savent s'entourer en prenant le masque de la gentillesse et de la sympathie (on parle de masking) pour plaire et parvenir à leurs fins (voir plus bas "love bombing", "future faking", "love smattering"...).

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* Violentomètre* : est utilisé pour mesurer la toxicité d'une relation. https://www.violentometre.fr/

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*Syndrome de Stockholm amoureux*, * Trauma bonding* : relation toxique attachante, comme la personne séquestrée finit par tomber amoureuse de son/sa preneur(euse) d’otage.

*Syndrome/mentalité victimaire*, ou *posture de victimisation*:

 

Qu'on ne confondra d'abord pas avec la victimisation au sens criminologique, qui consiste à établir des faits sur un délit ou un crime et les présenter le cas échéant devant la justice pour obtenir réparation. Il existe à ce titre la notion de *victimisation secondaire*, lorsque la société ne fait pas son travail correctement en ne reconnaissant pas la victime dans la souffrance qu'elle a reçu, et ne sanctionnant pas les coupables, même pire, en ne les empêchant pas de nuire à nouveau.

 

La victimisation secondaire est un aller direct vers le syndrome victimaire, qui est une notion psychologique désignant la posture auto-centrée adoptée par une victime dont la souffrance n'a pas été suffisamment traitée ou reconnue.

 

Cette névrose, qui peut toucher chacun.e à des degrés divers et de manière plus ou moins chronique, se manifeste par une focalisation obsessionnelle -souvent inconsciente- sur son trouble, en raison des biais cognitifs liés aux traumas et la dépression qui lui son liés (filtre, confirmation, interprétation, projection, généralisation, blâme, dissonance, bulle épistémique, -voir article à ce propos-...), qui vont colorer parfois à l'extrême sa lecture du monde et détériorer ses relations, teintées de culpabilisations et reproches constants, affectant sa capacité à se responsabiliser dans la résolution du problème et vivre de la gratitude et de la simplicité dans sa vie.

 

Les études montrent que le syndrome victimaire, en figeant les parties dans des postures culpabilisantes, bloque significativement les processus de résilience collective. (voir triangle dramatique de Karpman)

* 5 langages de l'amour (selon Chapman)* : cadeaux, temps passé à deux, paroles valorisantes, attention, toucher.

 

*Attachement unilatéral*, ou *Firedooring* : relation à sens unique. Déséquilibre total de l’investissement. Peut mener à l'érotomanie, lorsque pathologique.

 

*Érotomanie* : délire amoureux non réciproque.

*ENR*: énergie de la nouvelle relation. Se fait ressentir particulièrement dans les coups de foudres. Recherché dans des contextes d'amours libres ou pluriels. Peut conduire au love bombing et masquer, en dépit des mots à l'eau de rose, une idéalisation excessive et une excitation essentiellement sexuelle. "Bois qui flambe vite ne dure pas longtemps".

*Limérance* :  attachement de type fusionnel ou excessif qui peut engendrer stress et douleur intense en cas de défusion.

*Compersion*: le contraire de la jalousie. Joie de voir son ou sa partenaire prendre du plaisir avec d’autres personnes.


*Les 5 étapes du couples* (Yvon Dallaire)

  • La lune de miel ou période passionnelle

  • La lutte pour le pouvoir ou période d’adaptation

  • Le partage du pouvoir ou période de stabilisation

  • L’engagement ou l’amour véritable

  • L’ouverture sur autrui ou comment servir d’exemple

*Types de séparations (selon Sara Nasserzadeh)*: 

  • La sortie dramatique : je provoque le conflit pour faciliter la séparation sans regrets. Une des astuces est de passer en mode désinhibition totale de ses parts d'ombres, pour que le ou la partenaire parte d'elle -même, ce qui évite d'endosser la culpabilité de la séparation.

  • La sortie pacifique : je cherche le dialogue et la compréhension mutuelle, en permettant éventuellement que le lien demeure sous une autre forme.

  • La sortie par chevauchement : je démarre une nouvelle relation avant la fin de la précédente pour faciliter ma transition et mon deuil.

  • La sortie soudaine : déclaration abrupte, sans crier gare.

  • La sortie partielle : je me sépare du corps, mais je suis encore présent dans le cœur ou je me sépare du cœur, mais je maintiens un lien physique/sexuel. 

  • La sortie avec promesse : "on reste bons amis?". "On s'appelle pour se donner des nouvelles?".

  • La sortie sans culpabilité : je ne rend pas responsable l'autre de l'échec ou de la fin de la relation. Je privilégie l'auto-responsabilisation et je me focalise sur ce que la relation a amené plutôt que ce qu'elle a retiré.

*Slow-fading* : disparition lente et sournoise, petit à petit, sans la rendre visible..

 

*14 types d'amour selon les grecs*:

  • Porneïa Amour vorace, physique, instinctif, primal, qui fait fi de la morale et des sentiments.

  • Épathos Amour charnel et sensuel, souvent associé à la satisfaction immédiate des désirs. 

  • Éros Amour sensuel, associé au désir, à la beauté, voire la volupté, ainsi qu'à l’attraction romantique.

  • Pothos: Amour passion, lié au manque et au désir de l'autre.

  • Mania Amour obsessionnel et possessif, souvent marqué par la jalousie et la dépendance affective.

  • Ludus Amour ludique, léger et joueur. C’est un amour sans attachement profond, lié aux jeux de séduction ou aux relations sans lendemain.

  • Pragma Amour pragmatique et durable, basé sur la patience, la compréhension et l’engagement à long terme. Présent dans les relations matures et sincères, où les partenaires travaillent ensemble pour surmonter les défis.

  • Storgê Amour naturel et protecteur, souvent associé aux liens familiaux ou à l’affection inconditionnelle.

  • Charis Amour charismatique, charme, grâce, admiration, magnétisme, transcendance, élévation.

  • Eunoïa Amour vertueux, bienveillant, énergie de la confiance, attirance pour le bien, bonne volonté, sincérité.

  • Philia Amour fraternel ou amical. C’est un amour désintéressé, basé sur l’affection, la loyauté et la camaraderie.

  • Philautia Amour de soi, qui peut être sain (confiance en soi) ou malsain (égocentrisme)..

  • Harmonia Équilibre des contraires, union des opposés, de l'amour spirituel et de la passion. Cohérence, stabilité, paix, beauté, sensibilité. Lien au tout.

  • Agapê Amour inconditionnel, altruiste et spirituel. C’est un amour universel, en lien avec la compassion et à la bienveillance envers autrui. Ressenti souvent lors d'expériences spirituelles d'ouvertures du coeur où le sentiment d'individualité et les peurs disparaissent temporairement.


*A-romantisme* : pas d’attirance romantique, c’est à dire amoureuse au sens classique.

 

*LGBTQIA+*: mouvement lesbien, gay, bi, trans, queer, intersexe. le A représente l'aromantisme, aux côtés des identités asexuelles et agenres. De la même manière, le terme *queer*, définit toutes les identités (de sexe, de genre, d’orientations sexuelles,..) qui se démarquent de la norme. Le Q signifie aussi questioning (questionnement sur son identité de genre).

*Orientation sexuelle* : hétéro, homo, bi, pan, qui pour ce dernier est une attirance sexuelle au delà des genres et des sexes.

*Cisgenrité* : congruence du genre et du sexe assigné à la naissance.

 

*Dysphorie de genre* : non-congruence de ressenti du genre avec les caractéristiques du sexe assigné.

*Non-binarité*, *queergenderness*: neutralité de genre, avec deux tendances, l’une vers l’absence, ou le refus de l’identification en soi à des énergies masculines et féminines(*agenre*), l’autre vers l’androgynie, c’est à dire la présence des deux(*bigenre*), à des degrés divers ou en alternance (*gender fluidness*). Lorsqu’il s’agit d’un mélange entre les deux on parle de *demi-genre*. Selon wikipédia, en 2023, 16 pays reconnaissent un genre non binaire ou permettent la mention de *troisième sexe*. La prévalence des non binarités au sein de la population est peu certaine. En 2021, le Canada recensait officiellement 0,11 % de personnes non-binaires dans sa population. Des sondages dans d’autres pays indiquent des chiffres parfois beaucoup plus élevés.

*Neurogenre* : genre défini pour une personne neuroatypique, c’est à dire qui présente des caractérisriques hors normes, souvent handicapantes, telles que polytraumas, SPT,  TSA, HPE, TDAH, dislexie, hypersensibilité,TAG, ou autres troubles neuro ou psi..

*Xenogenre*: un genre de sa propre invention, qui peut-être fantaisiste ou lou-phoque. Ex: nounours.

*Intersexuation*: L'intersexuation concerne les personnes intersexes: les personnes intersexes naissent avec des caractères sexuels primaires et/ou secondaires, internes et/ou externes, qui ne correspondent pas aux définitions binaires types des corps dits masculins ou féminins. Le terme « intersexe » s’emploie pour décrire une large gamme de variations naturelles du corps. Ces variations peuvent être visibles à la naissance, être détectées dans l’enfance, apparaître à l’adolescence, ou encore être découvertes à l’âge adulte. Près de 2% des bébés seraient intersexes.

*Transsexualité* : changement de sexe. Quand il est invisible on emploie le terme *stealth*.

*Transidentité* : changement d’identité de genre.

*Asexualité* : absence d’attirance sexuelle.

*Sexualité grise* : attirance sexuelle rare et/ou faible. Peut témoigner d’un trouble d’ *aversion sexuelle*, généralisé, ou bien spécifique à certaines pratiques.

*Demi-sexualité* : attirance sexuelle uniquement en cas de lien étroit avec une autre personne.

*Allosexualité* : désir sexuel facilement accessible.

*Hypersexualité* : sexualité hyperactive ou compulsive. Autrement appelé *satyrisme* pour les hommes et *nymphomanie* pour les femmes. L’ *hypersexualisation* désigne quant à lui le fait de sexualiser des attitudes ou des comportements dans le but de vendre ou de séduire. Très présent dans les représentations culturelles contemporaines, jusqu’à l’obscénité ( hommes/ femmes/jeunes filles objets).

*Personne sexisée*: Dans le langage féministe, personne qui fait face aux oppressions de genre. 

*VSS*: violences sexistes et sexuelles, encouragées dans notre société par la *culture du viol* et les *oppressions systémiques*, visibilisées notamment par certains *mouvements féministes*.

*Sexualité vanille* : sexualité plutôt conventionnelle, classique, considérée comme rassurante/romantique pour les uns, et stéréotypée, ennuyeuse ou limitante pour les autres, selon que son *érotype* incite à plus ou moins de transgressivité et de fantaisie dans ses pratiques.

*Circlusion* : acte durant lequel le sexe féminin n’est plus vu comme pénétré et le masculin pénétrant, mais plutôt comme une action enrobante et active de la vulve.

*Kink* : sexualité ouvrant la voie au bizarre, au curieux, à l’original, incluant le courant du *BDSM (Bondage, Discipline, Sado-Masochisme)* et tout ce qui a trait à l’exploration des *fantasmes*.

Certains courant de *sexualité consciente* , *slow sex* , et de *neo-tantra* (red/black/dark tantra), ou du *sexpo* , tendent à explorer ces approches de manière plus décomplexée,  consciente et créative.

*Auto-érotisme*: : le courant de la *masturbation pleine conscience* tente de réhabiliter l’érotisme de soi à soi.

*Perversion sexuelle*: déviance sexuelle au regard d’une norme, de la morale et/ou de la loi pouvant être associée à une hypersexualité. Une acception différente pourrait faire référence à un comportement de violence et de non-consentement.

*Consentement* : action de donner un accord pour une interaction, qu’elle qu’elle soit. Il peut être spécifié comme: réversible, éclairé, enthousiaste, libre, spécifique, *RÉELS* )
Dans la sphère sexuelle/relationnelle, il existe des supports comme le *RBDSM* , le *RELIS* , la *roue du consentement,* ou autres, pour aider à sa mise en place. Il existe plusieurs niveaux de consentement: du simple fait d’apprendre à dire non et poser des limites, à la mise en lumière des nombreux biais qu’implique la présence simultanées de plusieurs besoins et envies, conditionnements et traumas en soi, plus ou moins conscientisés,  voire contradictoires. D’une manière générale, un consentement éclairé va de pair avec le développement de son *assertivité* et d’une communication approfondie et claire, souvent ardue à concilier avec des interactions courtes et passagères axées sur la satisfaction de désirs immédiats.

*Sapiosexualité* : attirance pour l’intelligence.

*Réciprosexualité* : attirance stimulée par son caractère réciproque.

*Trigger* : élément d’activation émotionnelle, lié à ses valeurs et à son vécu personnel qui peut venir impacter substantiellement une expérience. Souvent en relation avec des traumatismes. Cela peut se manifester par des phobies.

*BAE()* : argot jeune, "before anyone else", en français: " bon à emporter". Personne très importante pour quelqu’un.e.

 

*Body count* : nombre de partenaires dans une vie.

*Floodlighting* : se dévoiler trop vite, en dire trop alors qu’on vient de rencontrer l’autre personne, au risque de lui faire peur.

*Code 143* : (1) I; (4) love; et (3) you. Dire "je t’aime" trop tôt.

*Micro-romantisme*: tendance selon laquelle les petits gestes d’attention, de partage et de soin quotidiens valent mieux que les effusions et les grands discours.

*Serendipidating* . ajourner ses nouveaux rendez-vous dans l’espoir de décrocher le "date" parfait, assez proche du *benching* (mettre quelqu'un sur le banc) qui consiste à garder la personne sous le coude sans réellement s’engager, tout en restant ouvert à d’autres rencontres potentiellement plus attirantes.

*Carouselling* :tendance toxique à envoyer des messages ambigus à plusieurs personnes en même temps sans jamais amener à une vraie rencontre.

*Stalking* : fait d’enquêter sur son *crush* (personne convoitée) via les réseaux sociaux.

*Wokefishing* : contraction du terme « woke » (qui veut dire « éveillé en anglais) et du mot « fishing » (qui se traduit par « pêcher »), faire semblant d’adhérer au *wokisme* pour séduire son ou sa partenaire.

*People pleasing* : plus globalement essayer de plaire en faisant croire qu’on est d’accord avec l’autre personne. Un phénomène, qui lorsqu’il n’est pas signe de manipulation ou d’hypocrisie, peut aller jusqu’à l’effacement de soi et la soumission.

*Daddy issues/ mommy issues*: quand les relations toxiques non résolues au père et à la mère impactent les relations amoureuses.

*Fleabagging* : se mettre systématiquement en couple avec des personnes dont le profil ne correspond pas, tout en se faisant croire du contraire.

*Mate poaching*:  action de draguer des personnes en couple.

*Ghosting* : disparaître du jour au lendemain sans raisons explicites ou implicites. Faire le mort. Considéré par la psychologie comme de la violence passive.

*Micro-ghosting*: ghosting light, sur des périodes plus courtes ou certains aspects. Par exemple je ne réponds pas toujours à certains messages (* mettre un "vu" *), ou à côté. Je fais le/la mort.e à des endroits gênants. Une tendance marquée chez les tempéraments "fuyants", et favorisée par la déshumanisation des rapports et l’usage des réseaux. 

*Traitement silencieux*, "punition par le silence" : proche du micro-ghosting, mais avec une intention d’oppression et de domination. On est ici dans le *passif-agressif*.

*Ghostbusting* : chasse au fantôme. Chercher à savoir à tout prix pourquoi on a été ghosté, parfois jusqu’au harcèlement.

*Ghoslightning* : du ghosting " amélioré ", c’est à dire assorti de déni de la part du ghoster, pour finalement faire culpabiliser la victime.

*Gaslightning*: manipulation mentale consistant à faire douter une victime de ses propres réalité et perceptions.

*Banksying*: inspiré de l’artiste Banksy, faire son coup d’éclats avant de terminer une relation.
Je reviens pour faire semblant que ça peut reprendre, pour faire finalement tout éclater en beauté.

*Cloaking* :  "masquage" en anglais, le ghosting ultime avec blocage sur tous les canaux. Zéro possibilité de communication.

*Roaching* : de l’anglais " faire le cafard", souvent au début d’une relation, est le fait qu’une personne considère qu’elle peut librement aller voir ailleurs sans en informer son partenaire qui pense vivre une relation exclusive.

*Micro-cheating* : flirter émotionnellement avec quelqu’un d’autre sans aller jusqu’au sexe, et sans le consentement de son ou sa partenaire.

*Lovebombing* : littéralement: bombarder d’amour, puis se rétracter brusquement. La personne passe ainsi d’un extrême à l’autre, laissant possiblement sa proie KO.

*Future faking* : là aussi on bombarde, mais de fausses promesses.

*Mosting* : mix entre le ghosting et le love bombing. Flatter à l’excès pour créer la dépendance. Puis disparaitre de la vie de l’autre du jour au lendemain. On retrouve dans cette catégorie les "sunday boys", qui hameçonnent leurs proies le dimanche et les ghostent le lundi matin.

*Catch & release* : comportement de séduction  actif sans aller jusqu’au bout. Typiquement j’attrape ma proie puis je la relâche. Et je passe à une autre, comme le chat le fait avec la souris. C’est le personnage de Don Juan. Le pendant feminin pourrait quant à lui se situer dans l’archétype de la femme sirène, séduisante mais infécondable (ne peut donner accès à l’amour).

*Breadcrumbing* : donner des miettes de pains à la relation plutôt qu’une véritable nourriture, pour maintenir l’autre dans un espoir, généralement vain.

*Paperclipping* : ghosting intermittent. Fait d’aller et revenir dans la sphère d’une personne, sans intention claire ni volonté d’engagement, maintenant l’autre dans un flou inconfortable.

*Push and pull*: en français "pousser et "tirer", variante plus engagée du papperclipping, assez proche du célèbre " *fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis* ", ou " je t’aime, moi non plus", qui créé des jeux de dépendances émotionnelles toxiques et des *relations yoyo.* Typique d’un cycle de dépendance entre profils anxieux et évitant.

*Orbiting* :  après un ghosting, la personne continue d’orbiter autour de la personne en regardant ses stories Instagram, en likant ses publications, laissant planer l’ombre d’un retour potentiel trompeur.

*Zombification* : le ghosting version walking dead, quand le ghoster revient d’outre tombe après plusieurs semaines ou mois d’absence.

*Prowling* : de l’anglais " rôder", mélange de mosting, de papperclipping et d’orbiting, presque la totale.. une première phase de séduction intense, puis un effacement soudain s’ensuivant d’une alternance de présence sur les réseaux et de prises de nouvelles sporadiques et superficielles qui peuvent laisser la victime en état de confusion..

*Snooze Dating* :  “oublier " de répondre à quelqu’un sur les sites de rencontres ou les réseaux après avoir vu son message..du ghosting version "c’est pas ma faute chui allé faire pipi et j’ai complètement oublié de te répondre parce qu’en plus le foil de mon e-paddle est tombé en panne au milieu du lac Léman"..

*Cookie jarring* : plan de secours en attendant mieux et pour ne pas rester seul.e.

*Monkey-barring*: tel le singe attend de s’accrocher à une nouvelle branche avant de lâcher la précédente pour ne pas tomber au sol, il en va de même pour les personnes qui veulent s’assurer d’une nouvelle relation avant quitter la précédente.

*Cushioning, ou backburnering* : là c’est le contraire, prévoir des plans B (coussins) si la relation actuelle ne fonctionnait pas...

*Shrekking* : aller chercher un.e partenaire en dessous de ses standards pour se rassurer et être à la baguette de la relation.

*Fireworking* : parader, afficher partout son ou sa partenaire comme un trophée..("trop fait")

*Stashing* , ou *pocketing* : le contraire, cacher son partenaire des proches et de la famille, tant sur les réseaux sociaux que dans la vie réelle, créant ainsi une relation non assumée.

*Dogfishing* : utiliser un chien mignon pour draguer sur les réseaux..

*Catfishing* : créer un faux profil amoureux.

*Kittenfishing* : d’une manière générale, embellir légèrement la réalité, comme on le ferait avec un CV par exemple, pour tenter de séduire plus facilement. ( exemple: retoucher ses photos)

*Sneating* : accepter un rendez-vous pour se faire inviter à dîner sans intention de revoir la personne. Une forme de *michetonnage* gastronomique.

*Cuffing* : le phénomène du " cuffing " désigne deux personnes qui se rapprochent pour passer l'hiver ensemble puis se quitter avec le retour des beaux jours..

*Winter coating* : comme le cuffing, cette technique permet de ne pas être seul l’ hiver mais en plus de choisir quelqu’un que l’on connaît déjà, pour minimiser les dépenses. Car les premiers rendez-vous on le sait coûtent souvent cher..

*Negging* : rabaisser sans cesse son ou sa partenaire, jusqu’à le/ la faire douter d’elle même. Une des techniques de culpabilisation des *pervers.es narcissiques*.

*Slut shaming* : dénigrement des femmes pour leur comportement sexuel.

 

*Man shaming*: dénigrement des hommes.


*Love-smattering* : gentillesse occasionnelle dans une relation toxique, pour faire rester la personne en lui redonnant espoir.. Le *hoovering* va plus loin, il s’agit littéralement d’aspirer la personne pour éviter qu’elle ne s’échappe à coups de manipulations mentales entretenant la dépendance.

*Gatsbying*: en référence à Gatsby le Magnifique, publier sur les réseaux pour attirer l'attention d'une personne.

*Penny dating* : investissement dans la relation qui se réduit comme peau de chagrin jusqu’à ne donner que des centimes à la relation..

*Timberling*: s'excuser des années plus tard... En référence à Justin Bieber et sa relation avec Britney Spears.

*Marleying*: fait référence à un ex qui réapparaît lors des fêtes de fin d'année, à l'image du fantôme de Jacob Marley dans le Conte de Noël de Dickens.

*Stonewalling*: se murer dans le silence après une dispute.


*Dating fatigue* ou *dating burn out* : marre des conversations et jeux de séduction via applis de rencontres.


*Indie living*: mode de rencontres invitant à prendre son temps et ne pas griller les étapes.

*Bae raeling* : rencontres basées sur l’authenticité. Proche du *Bold love*,  une tendance relationnelle invitant à co-créer les propres règles de ses relations, sans se fier aux normes et injonctions sociétales.

*Low-Key Lover* (“amoureux discret”) désigne une personne qui recherche une relation simple, relax et sans pression, évitant les dynamiques toxiques ou les attentes excessives souvent associées aux applications de rencontre.

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